Mardi 18 janvier 2005
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Voilà bientôt 20 ans que je collectionne les recettes de cuisine. Livres, fiches diverses découpées ou récoltées ça et là, notes prises sur un bout de nappe, recettes soigneusement récoltées à la bouche des anciennes de la famille, des centaines, des milliers. Pour tout dire, il y a 4 ans, j'avais même commencé une base de donnée pour les répertorier et il y en avait plus de 3500.
Cette collection avait un objectif assez précis. Je pensais qu'à cumuler, lire et tester des tas de recettes différentes, je trouverais moi-même les grandes règles, les trucs et astuces pour finalement faire la cuisine sans plus avoir besoin de recette du tout. Le travail, l'expérience puis le talent. Modeste.
C'est un peu comme ça que j'ai fait pour la langue française, lire, lire, lire des tas de livres pour finir par s'imprégner des règles, l'orthographe, la grammaire, la syntaxe. En lisant la bibliothèque verte, on acquière pas mal de trucs, sûrement plus qu'en regardant tf1.
Et je crois que maintenant, tout cela commence à porter ses fruits, j'improvise comme un chef à partir de ce qui traine dans le frigo et les placards, je mitonne des plats qui étonnent même mon papa (qui cuisine lui-même très bien, mais ne m'a jamais directement appris ça), souvent meilleurs que ceux des restos où l'on mange tous les midis. Maintenant j'ai deux enfants : c'est important pour eux aussi de ne pas se nourrir de bouffe toute prête selon des recettes d'apprentis-sorciers, d'apprendre à apprécier tous les aliments pour leur goût au lieu de jouer avec, à cache-cache sous le ketchup.
J'ai optimiser cette organisation en créant mon propre cahier de recettes, avec les repas de tous les jours, les choses faciles, rapides et pas chères. Si on ne note pas, on en oublie au fur et à mesure des saisons. J'ai commencé à faire des menus hebdomadaires, ce qui permet d'anticiper et de ne jamais se gratter la tête en disant "keskon mange ce soir ? On appelle Pizza Hut ?". J'ai noté ces menus qui servent directement l'année suivante quand la saison correspondante revient. Sinon, au petit déjeuner du samedi matin, toute la famille se réunit et décide des menus, chacun suggérant ses plats préférés, et la mère parfaite tempérant et organisant l'alternance légumes/féculents. J'ai créé des listes de courses avec l'ensemble des produits que l'on achète, où il suffit de surligner au fluo ce qu'il faut acheter.
Je cuisine toujours plus qu'il n'en faut et je congèle des portions qui remplacent avantageusement les plus grandes marques de surgelés, pour les jours sans.
Je suis la flyladie de l'alimentation familiale. Bon, pour ça, on est d'accord, je suis au top, je suis fière et en plus je m'en vante.
Et pour le reste alors, j'en suis où..... ça stagne, je ne trouve pas les mots pour dire certaines choses, je ne trouve pas le moment, je ne trouve pas le courage.
Cette collection avait un objectif assez précis. Je pensais qu'à cumuler, lire et tester des tas de recettes différentes, je trouverais moi-même les grandes règles, les trucs et astuces pour finalement faire la cuisine sans plus avoir besoin de recette du tout. Le travail, l'expérience puis le talent. Modeste.
C'est un peu comme ça que j'ai fait pour la langue française, lire, lire, lire des tas de livres pour finir par s'imprégner des règles, l'orthographe, la grammaire, la syntaxe. En lisant la bibliothèque verte, on acquière pas mal de trucs, sûrement plus qu'en regardant tf1.
Et je crois que maintenant, tout cela commence à porter ses fruits, j'improvise comme un chef à partir de ce qui traine dans le frigo et les placards, je mitonne des plats qui étonnent même mon papa (qui cuisine lui-même très bien, mais ne m'a jamais directement appris ça), souvent meilleurs que ceux des restos où l'on mange tous les midis. Maintenant j'ai deux enfants : c'est important pour eux aussi de ne pas se nourrir de bouffe toute prête selon des recettes d'apprentis-sorciers, d'apprendre à apprécier tous les aliments pour leur goût au lieu de jouer avec, à cache-cache sous le ketchup.
J'ai optimiser cette organisation en créant mon propre cahier de recettes, avec les repas de tous les jours, les choses faciles, rapides et pas chères. Si on ne note pas, on en oublie au fur et à mesure des saisons. J'ai commencé à faire des menus hebdomadaires, ce qui permet d'anticiper et de ne jamais se gratter la tête en disant "keskon mange ce soir ? On appelle Pizza Hut ?". J'ai noté ces menus qui servent directement l'année suivante quand la saison correspondante revient. Sinon, au petit déjeuner du samedi matin, toute la famille se réunit et décide des menus, chacun suggérant ses plats préférés, et la mère parfaite tempérant et organisant l'alternance légumes/féculents. J'ai créé des listes de courses avec l'ensemble des produits que l'on achète, où il suffit de surligner au fluo ce qu'il faut acheter.
Je cuisine toujours plus qu'il n'en faut et je congèle des portions qui remplacent avantageusement les plus grandes marques de surgelés, pour les jours sans.
Je suis la flyladie de l'alimentation familiale. Bon, pour ça, on est d'accord, je suis au top, je suis fière et en plus je m'en vante.
Et pour le reste alors, j'en suis où..... ça stagne, je ne trouve pas les mots pour dire certaines choses, je ne trouve pas le moment, je ne trouve pas le courage.
Par Ariane Thé
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Publié dans : L'ogresse
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