Bon fête à tous les Nicolas, mais surtout, à tous les gourmands, et à tous les enfants d'Alsace et de Lorraine. Même en Franche-Comté, on pourrait commencer à fêter à ça, ça permet de manger une bonne brioche en forme de bonhomme, comme quand on était petit.
Le mannele ne doit pas être connu si que ça, difficile de trouver des images sur le web. Je vais essayer de vous en faire une dans la semaine... Je me souviens que ma mère m'en achetait tous les ans, et que parfois les yeux étaient deux raisins secs (déception), parfois c'était deux pépites de chocolat (joie).
Ce week-end à Nancy, j'ai vu le défilé, et à un moment, sur la fin, arrive le
père Fouettard, vieux à la gueule méchante, habillé d'une vilaine robe marron, avec un rameau de bois sec à la main. Sur le parcours, les gens le huaient, et il était accompagné par deux vigiles, sûrement pour éviter de se faire lyncher. C'est quand même le monde à l'envers, c'est lui qui est sensé punir les méchants enfants !
On a tellement attendu le défilé dans le froid, le vent et la pluie, que les enfants commençaient à devenir insupportables et se prenaient des baffes. Evidemment, si les parents huent le père Fouettard, l'autorité est déstabilisée, niée. Ce n'est plus un symbole qui fait peur, mais un méchant qui nous embêtent et que l'on peut combattre à tous, car on est plus forts. J'ai l'impression que les gens vivent comme dans un film américain, mais que ça ne va pas leur rendre service.
Des fois, je me dis qu'on ferait mieux de faire la révolution plutôt que de se masser en foule autour de loisirs nigauds et attrape-gogos.