Je me suis énervée deux fois contre les enfants jusqu'à crier aujourd'hui.
1. En rentrant de l'école : ils courent les trois en descendant une grande côte, et en bas, il y a une route très passante. Je les appelle pour leur dire de s'arrêter, et bien sûr, ils ne s'arrêtent pas. Plus ils s'éloignent, plus ils se rapprochent de la route, plus je crie. Là, c'est de la peur : je me doute des dégats engendrés par un choc voiture/enfant.
J'aurais pu courir, mais j'étais épuisée et je portais toutes leurs vestes, leurs papiers de la cantine, de la PMI.
J'aurais pu les faire marcher à côté de moi en se tenant par la main en les rappelant à l'ordre toutes les 10 secondes.
J'aurais pu passer par une autre route, mais toutes les petites rues croisent cette route que nous devons traverser pour rentrer.
J'ai crié, je leur ai expliqué et montré le danger, mais ils savaient...
2. Après le repas, alors que je rangeais la vaisselle et la cuisine, elles sont parties dans la salle de bain pour laver un tambour (elles n'étaient plus que deux, le p'tit copain était parti). Elles ne faisaient pas de bruit, ça a duré longtemps, 10 minutes, et quand la cuisine a été nickel, je suis allée voir. Elles avaient vidé 250g de savon liquide dans l'évier, qui était rempli d'eau moussante. J'ai crié tellement j'étais fachée, comme j'avais crié quand le savon de la baignoire avait passé une demi-heure au fond de l'eau en ressortant tout petit. Là, c'est la contrariété devant le gachis, devant l'irrespect de la valeur des choses.
J'aurais pu me méfier de cette histoire de laver un tambour et du silence inquiètant, puis aller voir avant, mais je rangeais la cuisine
J'aurais pu remettre à plus tard le rangement de la cuisine, mais je n'aime pas avoir encore ça à faire à 21h le soir.
J'ai crié et je les ai envoyé directement au lit, sans histoire, sans calin.