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Prendre la vie comme elle vient, parfois trop vite et trop fort, en essayant d'en rire

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Règle n°1 : arrêter de culpabiliser

Je savais bien que je ne serais pas remplacée pendant mon congé maternité. C'est mon 3ème bébé, c'est donc un congé de 6 mois. Je quitte mon travail durant 6 mois, et je fais vraisemblablement un boulot tellement inutile qu'il n'y a pas besoin de me remplacer. Déjà, ça fait vraiment plaisir.

Je me doutais aussi que dans mon état de fatigue et avec la gestion des deux premiers monstres, je serais sûrement submergée par tous ces petits tracas de santé qui accompagnent la grossesse. Gagné, je suis largement plus que submergée, je suis totalement noyée en haute mer. A 6 mois de grossesse, me voilà de nouveau arrêtée, sensée dormir-dormir-dormir. Et moi qui dors si bien d'habitude, je ne peux même plus ! Et je commence à rêver, à cauchemarder à propos de.....

.... mon boulot bien sûr, mais avant tout et évidemment des psychopathes qui sont à la tête de l'entreprise où je travaille. En deux mots impossible d'expliquer toute la situation, qui mériterait un roman, et franchement, je m'en veux de ne pas encore en avoir entamé l'écriture. D'une part, ça pourrait témoigner d'une situation de harcelement en entreprise, typique, vicieuse, pourrissant tout sur son passage, détruisant totalement le collectif de travail, réduisant à néant toute forme de motivation et de travail constructif. D'autre part, je pense que ça me soulagerait. Et finalement, ça me ferait un bon point de départ pour les prud'hommes, mais ça, c'est une autre histoire.
Enfin, voilà à quoi je rêve quand je dors, et à quoi je pense quand je suis éveillée. Alors, tout est bon pour penser à autre chose, la broderie, la radio, les films, la lecture, les soins en institut de beauté, etc... Tout, tout, tout, sauf continuer de ressasser ça sans cesse, sans solution.

Parce que le problème, c'est que mon départ de 6 mois provoque une surcharge de travail monstre pour mes collègues, qui sont déjà surbookés d'habitude, et met en péril la survie du service que je dirige. Enfin, tout est fait pour ça apparemment. Et ça, je le savais au début de ma grossesse, je me préparais en me disant qu'il est inutile de culpabiliser, que tout ça est orchestré, que ce n'est pas ma faute (ben tiens, il manquerait plus que ça !), ça paraît si évident.....

Sauf que.... maintenant que j'y suis, et ben je culpabilise à fond et je n'arrive pas à décrocher. J'y pense, j'y pense, j'y pense.
Merde.... je devrais vraiment l'écrire ce roman.
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